top of page
Rechercher

840 000 décès par an : Pourquoi les RPS doivent devenir une priorité stratégique

  • suzannehumbaire
  • 28 avr.
  • 2 min de lecture

Le dernier rapport de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) vient de publier un chiffre qui force la réflexion : 840 000 décès annuels à travers le monde sont directement imputables aux risques psychosociaux (RPS).



Pourtant, malgré l'ampleur du phénomène, de nombreuses organisations considèrent encore la santé mentale comme un sujet « annexe » ou une simple problématique de confort individuel. Cette déconnexion entre la réalité statistique et la pratique en entreprise expose les employeurs à des risques majeurs.


Le risque psychosocial : Bien plus qu'une ligne dans le DUERP


En France, l’intégration des RPS dans le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) est une obligation légale. Cependant, l’exercice se résume trop souvent à une formalité administrative, dénuée de portée opérationnelle.


Considérer les RPS comme une question périphérique est une erreur de lecture qui impacte l'entreprise sur trois niveaux :


1. Un coût humain et une souffrance éthique


L’épuisement professionnel (burn-out), le stress chronique ou les situations de harcèlement ne sont pas des variables d'ajustement. Au-delà des chiffres, ce sont les collaborateurs qui sont impactés et un climat social qui se dégrade durablement, affectant l'engagement de l'ensemble des collaborateurs.


2. Un impact direct sur la performance opérationnelle


L’entreprise est un système interdépendant. Une mauvaise gestion des RPS se traduit mécaniquement par :

  • Une hausse de l’absentéisme et du turn-over.

  • Une perte de productivité liée au désengagement.

  • Une dégradation de la marque employeur, rendant les recrutements plus complexes.


3. Une responsabilité juridique accrue


Sur le plan du droit, l’employeur est tenu à une obligation de sécurité. Le juge n'apprécie plus seulement les moyens mis en œuvre, mais la pertinence de la prévention. L'absence d'évaluation réelle des RPS peut engager la responsabilité de l'entreprise en cas de contentieux.


L'audit RPS : Passer du ressenti à l'action factuelle


Face à ce constat, l'audit RPS s'impose comme l'outil de pilotage indispensable.


Contrairement aux idées reçues, l'audit n'est pas un aveu de faiblesse, mais un acte de gestion responsable.


Pourquoi initier une démarche d'audit ?


L’audit permet de sortir du domaine de l’émotionnel ou du ressenti pour entrer dans celui de l'analyse factuelle. Son objectif est triple :

  • Cartographier les zones de tension : Identifier précisément où se situent les risques (charge de travail, manque d'autonomie, rapports sociaux dégradés).

  • Sécuriser juridiquement la structure : Démontrer une démarche proactive et sérieuse de prévention.

  • Co-construire des solutions : Définir un plan d'action concret et adapté à la culture de l'entreprise pour pérenniser l'activité.


Conclusion : Un investissement dans la stabilité


La prévention des risques psychosociaux n'est plus une option "éthique" ou une contrainte réglementaire dont on peut se passer. C'est un investissement dans la stabilité et la pérennité de l'entreprise.


Prendre la mesure des enjeux aujourd'hui, c'est protéger ses salariés autant que sa structure.

 
 
 

Commentaires


bottom of page